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Mon Matériel

Le choix du matériel :

Le choix du matériel a été d'abord guidé par le fait que je ne peux pas observer de chez moi et qu'il me faut donc disposer d'un équipement nomade.
Le premier instrument que j'ai acquis est la lunette SkyWatcher 80/500 Equinox, destinée autant à l'observation astronomique que terrestre. D'emblée, je me suis fixé sur le diamètre de 80 mm car je voulais une lunette facilement manipulable sur un pied photo léger et également transportable dans un sac à dos.
Je savais qu'elle serait limitée dans le cadre d'une utilisation visuelle la nuit, mais j'ai été agréablement surpris par les images qu'elle donne de la Lune ou même de Jupiter et Saturne. Le manque de luminosité est plus gênant en ciel profond, même si elle bénéficie d'un rapport d'ouverture (F/D) de 6,25. Quelques découvertes restent néanmoins possibles, par exemple, des objets faiblement lumineux comme l'anneau de la Lyre sont perceptibles (à peine certes), contrairement à mes aprioris de néo-astram.
L'utilisation d'un pied photo léger comme support, bien pratique le jour (facilité et rapidité de mise en œuvre) se révèle pénible la nuit : recherche des objets ardue, rotation du ciel difficile à compenser, instabilité de la lunette au delà de 45° d'inclinaison ...
Il me fallait donc une monture adaptée à l'astronomie. J'ai profité du déstockage d'un magasin pour acquérir un ensemble composé de la monture Orion SkyView Pro et d'un newton 200/1000. Cette monture peut facilement supporter la lunette Equinox. Elle permet également d'utiliser le newton et de se familiariser avec la mise en station, le repérage et le suivi des astres, la photographie afocale à courte pose mais elle est sans doute insuffisante pour une utilisation poussée comme la photographie à longue pose et focale importante.
J'ai également acquis un kit de motorisation en ascension droite et déclinaison, facile à installer, et très pratique à l'emploi. L'ensemble lunette-monture-newton reste transportable dans ma voiture.

imageLune en afocal. Lunette SW Equinox avec oculaire Baader Hyperion 24 mm, image à 50%.

Le matériel utilisé :



La lunette SkyWatcher 80/500 Equinox

imageLunette Equinox 80/500 sur pied photo avec redresseur et oculaire Pentax XW 10mm.


La SW 80/500 Equinox est très compacte (35 cm pare-buée rétracté) et relativement légère (2,5 kg). Elle dispose de 2 lentilles frontales dont une en verre ED dans le but de corriger les aberrations chromatiques.
La mise au point se fait à l'aide d'un porte-oculaire démultiplié de type Crayford.

C'est un instrument qui m'a agréablement surpris. D'abord sur le plan mécanique : le porte-oculaire fonctionne plutôt bien, même si, à de fortes inclinaisons, il peine à soutenir un montage du type renvoi coudé + un oculaire volumineux comme le pentax XW 10 mm + le support Seben pour APN et l'APN. Le pare-buée est coulissant, il ne dispose pas de vis de blocage mais malgré cela, il reste immobile quelle que soit sa position, même quand la lunette est à la verticale.
De plus, l'image est bien piquée, mais il persiste un chromatisme résiduel surtout de jour sur fond clair. Sa destination astronomique première serait l'astrophotographie, mais en mode visuel sur la Lune, les planètes, les amas ouverts, les champs d'étoiles ...  elle fournit des images très plaisantes.



Le télescope Orion 200/1000

Télescope en métal, muni d'un miroir primaire parabolique. Il m'a été livré avec un chercheur droit 8x40 simple à régler et pratique d'usage.
Le système de mise au point Crayford ne dispose pas d'un réglage fin et son mouvement est assez dur. Il peut peut-être se régler en jouant sur les vis qui le composent. La mise au point s'avère parfois difficile et se fait souvent par tâtonnement avec les oculaires à courte focale.
La collimation du miroir primaire est aisée par l'utilisation des 3 vis poussantes et 3 vis tirantes placées à l'arrière du télescope. Je n'ai pas touché au miroir secondaire qui me semble bien positionné.
Comme tout télescope newton à miroir parabolique, il est entaché du défaut de coma : les objets situés en périphérie de l'image sont étirés vers l'extérieur, en particulier les étoiles prennent la forme d'une comète. Un correcteur optique doit être ajouté pour palier ce défaut.

C'est un télescope plutôt bon marché mais qui n'a pas de point réellement négatif au regard de ma faible expérience et de l'utilisation que j'en fais (observation visuelle et photographie afocale).

imageLe télescope Orion 200/1000 sur la monture SkyView Pro par temps glacial... Le ciel étoilé provient d'un montage informatique...


La monture Orion SkyView Pro motorisée

Monture équatoriale pouvant supporter environ 9 kg de charge (donc plus que limite avec le newton de 8 kg avec chercheur et colliers mais sans oculaire ni APN). Il est clair qu'elle ne peut pas assurer une grande stabilité à la configuration la plus complète. Avec un oculaire de faible focale, un contact avec le tube provoque un tremblement de l'image pendant quelques secondes. Pour une utilisation de l'APN en afocal, il est indispensable d'utiliser le mode retardateur pour le déclenchement.
Si elle ne permet sans doute pas l'astrophotographie longue pose, elle reste tout à fait utilisable en prenant quelques précautions. De plus, elle ne pèse que 15 kg avec les contrepoids, elle est donc facilement transportable et manipulable.
L'ajout d'une motorisation double axe facilite sa mise en œuvre. Bien mise en station avec le viseur polaire Orion, même avec un oculaire à courte focale comme le Nagler 5 mm, une cible peut rester visible pendant 10 mn sans rattrapage.



Les oculaires

  • Baader Hyperion 24 mm : champ de 68°. Oculaire agréable, bien piqué.

  • Vixen NPL 15 mm : champ de 50°. Très bon oculaire de type Plössl avec un excellent piqué. Très agréable pour l'observation de jour.

  • Orion sirius 10 mm : champ de 50°. Un oculaire simple, léger, qui donne des images bien définies. Il n'a pas l'agrément d'un oculaire grand champ.

  • Pentax XW 10 mm : champ de 70°. Un oculaire lourd, qui offre une image neutre en termes de couleur, une sensation de ne pas avoir de lentilles entre l'objet et l'œil. Bonnette réglable très pratique. Plein de qualités mais il n'offre pas un piqué supérieur au "simple" sirius 10mm.

  • Astro-Professional 9 mm LE : champ de 55°. Un oculaire planétaire de bonne qualité qui permet le port de lunettes.

  • zoom Televue Nagler 6-3 mm : champ de 50°. Mon oculaire favori malgré son champ étroit et l'aspect jaunissant qu'il donne à l'image. Il a une excellente définition, le changement de focale se fait par rotation d'une bague, avec des paliers intermédiaires à 6, 5, 4 et 3 mm, tout en conservant à peu près la mise au point.

imageDe gauche à droite : Baader Hypérion 24 mm, Vixen NPL 15 mm, Orion sirius 10 mm, Pentax XW 10 mm, Astro-Professional 9 mm LE, Televue Nagler zoom 6-3 mm




Le Canon PowerShot A520

imageCanon PowerShot A520 : autoportrait !


Focale : de 5.8 mm à 23.2 mm (les valeurs intermédiaires : 7.8 mm - 9.8 mm - 11.8 mm - 13.8 mm - 16.0 mm - 18.7 mm)  

Pose max : 15 s.

Capteur 1/2.5 pouces, 4 megapixels (taille image : 2272 x 1704). Photosite de 2.5 µ environ.

image50 ISO à gauche, 400 ISO à droite.

Sensibilité : de 50 à 400 ISO. A partir de 200 ISO, le bruit est très présent.

L'unique format des fichiers photo est le jpeg. Cet appareil est capable également de faire des films au format AVI de 30 s maximum en 640x480;

A partir de 1,3 seconde de durée de pose, l'appareil fait une "réduction de bruit" (en fait, du signal thermique) qui impose qu'il fasse une seconde photo, obturateur fermé, d'une durée égale à celle de la photo initiale. Par exemple, une pose de 15 secondes accapare l'appareil 30 secondes. Ce fonctionnement n'est pas débrayable.
Assez ancien (2006), simple, il est très bien pour le photographe du dimanche que je suis. Mais ce n'est évidement pas un appareil pour l'astrophotographie :
- peu sensible,
- durée de pose limitée à 15 s,
- pas de format raw ni ser,
- mode "réduction de bruit" imposé dès 1.3 s de durée de pose
Néanmoins, sur la Lune et les planètes comme Jupiter et Saturne, il est capable de sortir des images exploitables à mon goût. Pour le ciel profond, c'est beaucoup plus difficile ...
Il est alimenté à l'aide de deux piles rechargeables et ne nécessite pas d'être raccordé à un ordinateur portable : c'est aussi un atout en termes d'autonomie. De plus, son faible poids et le fait que j'en disposais déjà avant l'achat du matériel astro sont également à prendre en considération !